Je sais très bien ce qu'il faut faire, Mais hélas je fais tout le contraire, C'est pourquoi j'ai tant d'ennuis sur cette terre... [Alice aux pays des merveilles - Disney]

Je sais très bien ce qu’il faut faire, Mais hélas je fais tout le contraire, C'est pourquoi j'ai tant d'ennuis sur cette terre... [Alice aux pays des merveilles - Disney]
Ceci est une fiction... Certes... Pourtant c'est ma vie qui y est racontée...
Alors s'il te plait, avant de dire que l'héroïne est trop bête pour exister.
Regarde-moi.
Regarde-nous.
Regarde-toi.
Ou alors, ouvre simplement les yeux.
Nous sommes tous différents, pourtant nous avons tous des similitudes. Nous sommes contradictoires. Nous sommes vrais et faux en même temps. Nous racontons notre vie imaginaire à nos amis qui gobent tout en se demandant quelle partie de notre histoire est la plus crédible, celle où on se fait manger par un alligator ou celle où on épouse George Clooney ?
Personnages de fiction et de réalité. Au fond, où est la différence ?
Alors voilà, je m'appelle Sarah. J'ai 14 ans. Peu importe où j'habite, vous ne vous rappellerez sûrement pas du nom de toute façon. Sachez simplement que c'est en Allemagne, ça vous suffira sûrement à comprendre qu'avoir pris français en LV1 m'aide à écrire ce texte.
Vous vous trouvez sur mon blog, il est écrit en français parce que je sais que mes amis ne comprennent pas cette langue (d'ailleurs, elle est très compliquée, vous auriez pu faire plus simple ! Si jamais j'ai de mauvaises notes, sachez que vous serez tous responsables de mon échec scolaire !). Ce qui me plait dans cette langue, c'est sa sonorité musicale. J'adore le rock français ! Kyo, Vegastar... Alors forcément, tout le monde me regarde bizarrement, je suis "Die Fan Der Frankreich". Oui, mais ça me plait. J'aime ne rien faire comme tout le monde.
Bref, ce soir je me sens seule. J'ai envie de raconter ma vie. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai créé ce blog, pour y raconter ma vie. Ce serait un peu comme un journal intime... Mais publique... Bref, j'arrête de me contredire et je vous laisse.

A plus tard...

Liste de ceux qui veulent être prévenus chaque fois que j'écris un article:
[*] - [*] - [*] - [*] - [*] - [*] - [*]

# Posté le mardi 03 juin 2008 13:10

Modifié le vendredi 23 janvier 2009 12:52

L'unique joie au monde, C'est de commencer [Cesare Pavese]

Je tiens à vous prévenir: j'ai écrit ce journal il y a environs trois ans, aujourd'hui, je ne fais que vous le traduire en français, alors ne vous étonnez pas si les dates ne correspondent pas.

Samedi 28 mai, 10h15.
Aujourd'hui, je ne pourrais probablement pas écrire beaucoup, c'est la fête de l'école. J'ai rendez-vous à onze heure devant le grand escalier du collège pour régler les derniers détails du défilé de mode. J'espère que tout se passera bien. Pour commencer la journée, les primaires (je ne suis pas sûre que ce soit le "primaire" parce qu'en Allemagne, le système n'est pas tout à fait le même qu'en France... Disons, les petits de sept à onze ans) joueront une petite pièce de théâtre dans la cour, puis les collégiens descendront les escaliers en arborant diverses tenues, toutes plus originales les unes que les autres, et enfin, de "petites mains innocentes" (c'est ce qu'on dit) tireront la Tombola. Je fais partie et des organisateurs du défilé, et des mannequins. Je serais habillée selon la mode ska des années 70'. Je suis sûr que tu ne connais pas, alors je t'expliques: c'était le genre veste noire sur chemise blanche, cravate à carreaux noirs et blancs et pantalon noir. Tu vois ? C'est stylé, non ? Bref, j'ai trop hâte ! Je te raconterais ma journée ce soir, ou demain si je suis trop fatiguée.
Bzouuuuuuu

Je n'ai pas eu le temps de beaucoup traduire aujourd'hui...
Le prochain article sera un peu plus long...
L’unique joie au monde, C’est de commencer [Cesare Pavese]

# Posté le mercredi 04 juin 2008 08:02

Modifié le mardi 24 juin 2008 05:21

Le beau est toujours bizarre [Charles baudelaire]

Le beau est toujours bizarre [Charles baudelaire]
Samedi 28 mai, 16h47.
Journée de folie ! Et encore, malgré l'heure, ce n'est pas fini ! Je te raconte: ce matin, je ferme mon ordinateur portable après y avoir tapé un bref résumer de ce à quoi ma journée devrait ressembler. Je jette dans un sac les vêtements dont j'ai besoin pour le défilé et je cours jusqu'à l'arrêt de bus le plus proche. Je grimpe à l'intérieur, tends un ticket au chauffeur et me laisse tomber dans l'un des sièges encore libres. Je regarde par la fenêtre les arrêts défiler... Je descends du bus devant l'école et rejoins ma meilleure amie dans la salle sous les escaliers du collège. Elle s'appelle Andy. Elle est blonde, enfin, plus beaucoup depuis qu'elle s'est fait des mèches noires mais quand même. (^^) Elle a déjà revêtu ses fringues de défilé et je trouve que ça lui va bien. Même super bien. Elle est tout simplement belle: ses yeux bleus me regarde fixement, m'intimant l'ordre de me dépêcher. Je m'exécute sans quitter des yeux ses yeux. Ils sont trop beaux ! Je veux les même ! Moi j'ai des yeux verts bizarres... Rien à voir avec les siens ! Comme si je continue à m'habiller sans regarder, je vais finir par me casser la gueule, je cesse de la regarder. Je remonte mon slim noir et entreprends de le fermer lorsqu'un garçon ouvre brutalement la porte. Il semble surpris de trouver deux filles ici, dont l'une à moitié nue, du coup il me fixe, hébété. J'attrape ma veste noire et m'en couvre en hurlant.

- Oh ! Tu vas pas bien ?! On frappe avant d'entrer !
- Désolé, je... J'ai vraiment pas fait exprès... Je cherchais...
- Sors !!!!
- Oui, désolé...
- Putin, sors !


Lorsqu'il sort enfin, je laisse tomber ma veste par terre et me tourne vers Andy qui semble indécise et hésite entre 1) exploser de rire et 2) s'indigner. Finalement, elle sourit en se mordant la lèvre. J'ouvre de grands yeux et... J'éclate de rire, immédiatement imitée par Andy. Je termine rapidement d'enfiler les fringues pendant qu'Andy se maquille. Comme d'habitude, elle met la dose. Elle en profite pour m'envoyer quelques vannes à la figure, ce qui fait que, une fois prête, je suis toujours aussi morte de rire. Nous sortons de la salle par les escaliers du fond, c'est pratique, ça permet de rejoindre discrètement les mannequins, sans avoir à mettre le nez dehors, affublée de vêtements loufoques pour notre époque. Ce qui devrait être rangé et ordonné était en fait le contraire: un capharnaüm sans nom. La musique commence, c'est du rap, le premier groupe de filles s'avancent et descendent les marches, marquent une pose en bas, puis font demi-tour et passent derrière les escaliers où elles entrent dans la petite salle, prennent le petit escalier et se retrouvent au point de départ. Pendant que différentes musiques défilent, je bavarde avec Andy. Lorsque c'est notre tour, la musique s'accélère pour finalement laisser place à Supermassive Black Hole de Muse. Nous avançons vers les marches d'un pas nonchalant et pourtant extrêmement prétentieux. En tout cas, le mien est prétentieux, j'ai le droit d'être fière que tous ces gens me prennent en photo, non ?

Je descends les marches avec ma cadence nonchalante et marque une pose, comme une véritable top-modèle, à côté de moi, Andy fait de même. Je scrute mon public, me prenant déjà pour une star, c'est fou comme le succès monte vite à la tête, ou du moins à la mienne. Une main se lève au milieu de mes fans, j'essaye d'apercevoir la personne à qui elle appartient. Oh, non. C'est le mec de tout à l'heure, le voyeur qui me matait en soutif... Qu'est-ce qu'il me veut ? Je le regarde dans les yeux d'un air provocateur et fais demi-tour pour me diriger lentement sous les escaliers avant de me ruer dans la petite salle. Andy me questionne.

- T'as vu ? Y'avait le mec de tout à l'heure qui te faisait "coucou".
- Ouais, j'ai vu. C'est qui ce mec ? Il est pas dans l'école ?
- Je crois pas...
- Alors qu'est-ce qu'il foutait là ?
- J'en sais rien... Peut-être que quelqu'un l'a invité.
- Mouais...
- On se change ou on sort comme ça ?
- On sort comme ça. ^^
- Ok. ^^


Nous sortons de la salle, les autres filles se sont changées et les (quelques) garçons aussi. Nous les rejoignons, nous félicitons tous les uns les autres et, Andy et moi, leur faussons compagnie pour retrouver d'autres amies. Tiens, Delilah est là-bas, elle nous fait signe. Elle est rousse et très belle, comme toujours. Elle est aussi accompagnée d'une bande de garçons, comme toujours, ça aussi. Nous marchons vers elle.

- C'était super, les filles ! En plus vos vestes, ça rendait trop bien !
- Merci. Tu nous présente à tes copains ?
- Alors voilà Mathieu, Olivier, Nicolas, Pete. Pas touche à Pete parce que c'est mon copain ! ^^ Et... Et je sais pas où il est... Ah, là-bas. Bill ! Viens !


Un garçon s'approche de nous, pendant qu'il marche, je l'observe. Oh, non... C'est le voyeur... C'est pas possible... Ok: l'un des meilleurs copains d'une amie m'a vue en soutif... Il aurait pas pu rester un simple inconnu ?! Ses cheveux sont d'un noir très foncé qui s'accorde parfaitement avec son maquillage gothique. Il porte un jean troué, un T-shirt "Bad Boy" avec un ballon de basketball imprimé dessus, surplombé d'un crâne, ainsi qu'une veste noire. Un ensemble très glam destroy / gothique.

- Salut... Bill nous regarde tous, tour à tour, jusqu'à ce que son regard s'arrête sur moi. Oh, désolé pour tout à l'heure...
- C'est rien...
- Oh, vous vous connaissez ?
Delilah sourit en disant cela, un sourire coquin...
- Pas vraiment...
- Comment ça ?
- Non rien, on s'est juste croisés.
Il me regarde, m'implorant silencieusement de garder le secret.
- Ouais...
- Moi, je vais faire du tir à la carabine, vous venez ?

Delilah s'éloigne vers le stand en question, suivie par sa bande de copains, sauf Bill qui reste avec Andy et moi. Un autre garçon vient nous rejoindre. Il a une allure étrange: un baggy et un T-shirt cent fois trop grands pour lui, des dreadlocks attachés sous une casquette. Un reggae / rappeur ?

- Salut.
- Lui, c'est Tom.
- Ok, salut.
- Et vous ? Vous vous appelez ?
- Sarah.
- Andy.
- Sarah, je peux t'emprunter Andy deux minutes ?
- Euh... Oui...
- Pourquoi ?
- Je peux te parler ?
- Oui...


Ils s'éloignent en souriant. Tom a un sourire pervers aux lèvres, j'aime pas ça... S'il lui fait du mal, je lui fous mon poing dans la gueule ! J'en ai marre de cette fête... Mon défilé est passé, j'ai plus rien à faire ici... Je propose à Bill que nous allions nous balader dans le parc près de l'école. Il acquiesce, trop content que je ne le rembarre pas et nous sortons. Nous marchons dans la rue jusqu'au parc en question, nous assaillons sur un banc et bavardons. On parle de tout et de rien, on ne connaît pas les goûts de l'autre. Finalement, nous tombons d'accord sur un sujet: le rock. Je lui demande s'il veut manger quelque chose et, sans répondre, il me retourne la question. Je réponds que je vais aller chercher une glace au magasin juste à côté mais il refuse et part, me demandant de l'attendre là. Je sors mon journal intime et, en l'attendant, y décris ma journée. Je te laisse: il revient. je t'écrirais la suite plus tard...

# Posté le mercredi 04 juin 2008 09:34

Modifié le mardi 24 juin 2008 05:24

Salut, Te voilà devant ma porte d'entrée, Sinon il n'y a personne ici, A part toi et moi, Ok ? Allez, entre maintenant, Tout va bien se passer, Dans la chambre 483, Ici à l'intérieur, Il ne fait jamais vraiment jour, La lumière, Viens du minibar, Et demain non plus, Il ne fera pas jour ici, Bienvenue à l'hôtel. On voulait seulement, Parler, Et maintenant, Tu es couchée ici... Et je suis à tes côtés... Parler, Parler [Reden - Tokio Hotel]

Salut, Te voilà devant ma porte d'entrée, Sinon il n'y a personne ici, A part toi et moi, Ok ? Allez, entre maintenant, Tout va bien se passer, Dans la chambre 483, Ici à l'intérieur, Il ne fait jamais vraiment jour, La lumière, Viens du minibar, Et demain non plus, Il ne fera pas jour ici, Bienvenue à l'hôtel. On voulait seulement, Parler, Et maintenant, Tu es couchée ici... Et je suis à tes côtés... Parler, Parler [Reden - Tokio Hotel]
Point De vue extérieur à l'histoire.

Tom prit la main d'Andy et s'éloigna de Sarah et de Bill, un sourire en coin. Il était réputé dragueur et méritait sa réputation: il ne pouvait s'empêcher d'aborder les filles qu'il trouvait belles. En plus, cette fois, il avait vraiment une raison de lui parler puisqu'elle connaissait Bill, son frère jumeau. Il entraina Andy jusqu'à la sortie du collège.

- Je t'offre quelque chose ? Un coca, une glace ?
- Non, merci. t'es gentil. ^^
- On se promène alors ?
- Ouais.


Ils se mirent en marche, suivant des rues qu'ils ne connaissaient pas, juste pour le plaisir de se balader dans la ville.

- Tu es dans cette école ?
- Oui. Et toi ? Comment tu t'es fait inviter ici ?
- C'est Bill, mon... Un ami qui m'a invité.
- Et lui ? Comment il s'est fait invité ?
- Par son ex, c'est une des filles de l'école, tu connais peut-être: Delilah ?
- Oh... Ouais, je la connais... C'est une super amie mais je savais pas qu'elle était sortie avec Bill...
- Elle venait souvent à la maison... Enfin, chez Bill. Au fait, c'est quoi le malaise avec ta copine ? Nan, parce que j'ai un peu écouté la conversation et...
- Toi aussi, t'écoutes les conversations des autres ?!
- Pourquoi ?
- Nan rien, c'est juste que Sarah fait ça tout le temps...
- Ah, ok... Bref, c'est quoi le problème ?
- En fait, pendant qu'elle se changeait pour le défilé de mode, Bill est entré sans prévenir et...
Elle éclata de rire. Il l'a vue en soutif et il est resté là, pendant trois heures, à s'excuser alors que Sarah lui demandait de sortir de la salle. Je crois qu'elle l'a un peu pris pour un pervers mais bon. ^^ Enfin voilà, du coup ils sont un peu gênés...
- Ah ouais ? Ha... J'avoue que j'aurais pas imaginé que ce soit ça leur problème.
Il rit. Sinon... J'sais pas, moi... T'as un film préféré ?
- Euh... Non... Et toi ?
- "Sex Intentions".
- C'est quoi ce sous-entendu plus gros que toi ? ^^
- Mais rien, enfin... ^^ Et comme musique ? C'est quoi ton genre ?
- Le rock ! Y'a pas photo !
- Tiens, moi aussi. D'ailleurs, je fais partie d'un groupe de rock.
- Vous vous appelez comment ?
- Les Tokio Hotel. Enfin, avant on s'appelait Devilish, mais maintenant, c'est Tokio Hotel.
- Je connais pas...
- Normal, notre album sortira dans trois mois à peu prés...
- Moi aussi, je fais parti d'un groupe de rock... Par contre, notre album est loin d'être prêt...
- Et vous, votre nom de groupe ?
- Les Gifs. Tu sais, les images qui bougent sur internet.
- Ouais, je vois... Original... Au moins autant que Tokio Hotel. ^^ Et tu fais quoi dans le groupe ?
- Je suis à la basse et au chant et Sarah est à la guitare et au chant aussi, on se partage les voix graves et les voix aigues. On a aussi une batteuse, Houna, mais tu la connais pas. Et toi, dans le groupe ?
- Guitariste et beau gosse du groupe, celui qui fait craquer les filles. *smiiile*
- Je vois ça... ^^
- Ca veut dire que tu me trouves beau gosse ?
- Non, je te trouve guitariste. xD Non, je plaisante, bien sûr que t'es beau. ^^
- Tu me rassures. ^^ Un instant, j'ai cru que tu étais aveugle au point de ne pas remarquer mon charme fou.
- Et moi ? J'ai du charme ?
- Séductrice née ?
- Peut-être, à toi de me le dire.
- Je dirais que oui. ^^


Andy refoula un frisson. C'est qu'il la cherchait, celui-là ! Le pire c'est que son petit numéro de drague marchait : Andy craquait totalement pour ce... Jeune inconnu ! Mais elle n'avait pas le droit... C'était tout, on ne pouvait pas craquer pour un mec en si peu de temps, c'était interdit...

- Mais qu'est ce que tu cherches ?
- Quoi ? Euh... Toi ! ^^
- Non, mais franchement ?
- Franchement, toi.
- Franchement, ça m'embête...
- Qu'est ce qui t'embêtes ? Que je t'aime ?
- Tu m'aimes ?
- Et toi ?
- Peut-être...
- Figure-toi que moi aussi : peut-être...


Andy s'arrêta de marcher, ils étaient tous deux seuls dans une rue déserte. Elle se tourna vers lui et le regarda dans les yeux : ce petit jeu ne pouvait plus durer, il fallait qu'elle sache.

- Promets-moi que tu m'aimes peut-être.
- D'accord.


Il se pencha vers elle, pris son menton entre ses doigts et le guida jusqu'à ses lèvres. Andy entrouvrit les lèvres et Tom y risqua sa langue. Andy s'amusa à mordiller le piercing de Tom, il était trop attirant pour ne pas jouer avec. Tom l'enveloppa de ses bras et la serra contre lui, baladant ses mains dans son dos. Puis il fit descendre ses mains plus bas, encore un peu, toujours plus bas... Andy fut tentée de les replacer sur son dos mais ne s'en sentit pas le courage. Elle préféra le laisser faire ce qu'il voulait. Finalement, Tom se détacha d'elle.

- Tu t'arrêtes déjà ?
- Pourquoi ? Tu en veux plus ?
- Oui
, dit-elle sans réfléchir.
- Viens.

Il la pris par la main et elle se laissa emporter. Ils marchèrent à travers plusieurs rues sans qu'Andy reconnaisse quoi que ce soit et arrivèrent devant un hôtel. Andy eut un mouvement de recule, de peur, mais lorsqu'elle croisa le regard soutenu de Tom, elle le suivit à l'intérieur. Ils passèrent par l'accueil, prirent une clé et arpentèrent presque tous les couloirs du quatrième étage avant de trouver la bonne chambre. Tom glissa sa clé dans la serrure et la porte de la chambre 483 s'ouvrit. Tom mit une main sur le dos d'Andy, l'incitant à entrer. Elle marcha jusqu'au lit double et s'assit dessus, tout en regardant tout autour d'elle. C'était un grande chambre, presqu'une suite, plutôt luxueuse... Il n'aurait jamais été dans les moyens d'Andy de s'offrir une telle chambre mais visiblement, Tom pouvait se le permettre... Il s'assit à côté d'elle sur le lit. Il faisait sombre, les volets étaient fermés et les rideaux tirés.

- Tu veux boire quelque chose ?
- Non, merci.


Tom se leva tout de même et se dirigea vers la porte de la chambre. Quoi ? Il n'allait tout de même pas partir ?! Il éteignit la lumière. Le seul raie de lumière venait à présent du minibar. Il fit demi-tour, revenant sur ses pas. Il s'assit de nouveau sur le lit et, sans prévenir, il glissa sa main derrière la nuque d'Andy, la poussant en arrière, puis l'embrassa. Ils restèrent allongés un moment, comme ça, à s'embrasser. Le monde extérieur n'existait plus. Il n'y avait qu'eux. Tom avait tendance à faire coulisser ses mains un peu trop bas sur le dos d'Andy, mais elle se laissait faire. Elle s'écartait, effleurait ses lèvres, léchait son piercing, puis sa langue, pour finalement l'embrasser à pleine bouche. Il passa ses mains sous son T-shirt et entreprit de dégrafer son soutien-gorge. Andy eut un mouvement de recule, après tout, elle ne L'avait jamais fait... Tom lui sourit et retira lui-même son T-shirt, beaucoup trop grand pour lui. Il avait un torse de rêve, musclé juste ce qu'il faut. Après tout, Andy était grande, quinze ans bientôt, elle pouvait bien le faire puisqu'elle était amoureuse. Même si ça faisait moins d'une heure qu'ils étaient ensemble. En fait, ça faisait moins d'une heure qu'elle le connaissait... Mais, après tout, pourquoi se refuser un moment de plaisr intense ? Elle se rappela qu'elle ne devait pas se laisser aveugler par les sentiments et se redressa.

- Tu... Tu as ce qu'il faut, au moins ?
- Bien sûr.


Il sortit d'une poche de son baggy un préservatif. Il a de ces trucs dans ses poches, celui-là ! Il le posa sur le lit et s'allongea sur Andy. Il finit de dégrafer son soutien-gorge, sans l'embrasser, la regardant simplement dans les yeux. Il lui retira son haut moulant, puis son soutien-gorge. Il se colla contre elle, afin de la rassurer. Lui, n'en était pas à sa première fois, il savait que les filles avaient toujours peur de ce qu'il allait penser d'elles. Il ne devait pas regarder sa poitrine, ou du moins, pas tout de suite, sauf s'il cherchait vraiment à la mettre mal à l'aise. Il l'embrassa, d'abord sur les lèvres, puis dans le coup, et enfin, sur la poitrine. Il avait enfin le droit de la regarder et il n'était pas du genre à s'en priver. Andy ne sachant quoi faire, se contenta de gémir. Tom, ainsi excité, s'attaqua à son jean dont il défit le bouton, la braguette, et tira dessus fermement, de sorte qu'Andy était à présent en culotte devant lui. Elle se releva et, dans un esprit de vengeance et d'envie, elle lui retira son baggy. Ils se laissèrent tomber sur le lit. Tom pensa qu'il était temps, qu'ils avaient assez fait durer le moment et que l'excitation était bien assez forte. Il lécha le ventre d'Andy jusqu'à arriver sur sa culotte, qu'il lui retira avec les dents, histoire d'être encore plus sensuel. Andy laissa échapper un nouveau gémissement. Tom fit glisser son caleçon, et enfila le préservatif. Andy le regarda faire, n'en perdant pas une miette. Il se tourna vers elle, lui sourit et entra en elle. Il commença de lents va-et-vient. Andy haletait: comme c'était bon. Elle gémit, Tom aussi. Il accéléra son mouvement, leur cris se firent plus forts et plus haletants encore. Andy se cambra. Atteignant l'orgasme, il éjacula en elle. Puis il se retira et se laissa tomber à côté d'elle. Andy n'avait jamais connu quelque chose de tel. Elle attendit quelques instants, se leva du lit et, soudain gênée de sa nudité, se dirigea vers la salle de bain. Elle entra dans la douche et fit couler de l'eau chaude. Avant qu'elle n'ai eu le temps de passer sa tête sous le jet d'eau, elle sentit une main chaude se poser sur son épaule. Tom la suivit dans la douche et, tout en lui caressant la poitrine, il l'embrassa. N'auraient-ils donc jamais fini ? Ce qui était sûr, c'est qu'Andy se rappellerai de cette journée tout sa vie.

# Posté le jeudi 05 juin 2008 13:57

Modifié le vendredi 26 septembre 2008 16:24

Il ne faut jamais sous-estimer un c½ur d'adolescente [J'ai 14 ans et je suis détestable - Gudule]

Il ne faut jamais sous-estimer un c½ur d’adolescente [J'ai 14 ans et je suis détestable - Gudule]
Bill revient, une glace à la main. Il me la tend et je ne me fais pas prier pour la lécher. Il me regarde étrangement, il semble affamer...

- Tu es sûr que tu n'en veux pas ?
- J'ai pas faim...
- Alors explique-moi pourquoi tu te lèches la lèvre...
- J'ai froid.
- T'as l'air d'aimer le froid ! ^^
- Oh, ta gueule !
- Pardon ?


Il se penche dangeureusement vers moi. Mais qu'est ce qu'il fait ce con ? Il pose ses mains sur le banc derrière moi, de chaque côté de ma tête et me regarde dans les yeux. Son visage se rapproche du mien... Je me lève brusquement.

- Je suis désolée mais... Je ne suis pas comme ça...
- Comme quoi ?
- Une fille facile !
- J'ai jamais dit que t'étais facile !
- C'est ça ! Et tu faisais quoi là ? T'allais embrasser une fille que tu connaissais depuis, quoi ? Deux heures ?!
- J'allais pas t'embrasser...
- Et tu faisais quoi, alors ?!
- J'allais simplement te chuchoter à l'oreille que... Nan, rien.
- Euh... Désolée, tu voulais me dire quoi ?
- Rien d'important.
- Mais si, je t'écoute.
- Soudainement tu m'écoutes ?! Je croyais que t'étais pas une fille facile, t'as qu'à te barrer si c'est comme ça !
- Mais quel rapport entre écouter quelqu'un et être facile ?
- Tu vas peut-être me dire que t'as été super sympa avec moi aussi, peut-être ?
- Je me suis emballée un peu vite mais puisque je me suis trompée, l'incident est clos. Qu'est-ce que tu voulais me dire ?
- Que tu me plaisais, idiote !


Un frisson me parcourt le dos... Alors comme ça je lui plais ? Il... Il m'aime bien ? Les bras m'en tombent. J'ai vraiment été nulle sur ce coup-là... J'arrête pas de le prendre pour un pervers alors que c'est un garçon adorable... Je suis con ! Il me considère quelques instants en silence, puis tourne les talons et commence à s'éloigner de moi. C'est bien fait pour ma gueule, tiens ! Je ne cherche même pas à le retenir... Je le regarde, sa démarche est élégante, normale : vu comme il est mince et bien fringué ! Je me sens mal dans ma peau... Je glisse mon journal dans mon sac et entame le chemin du retour...

**********

Pourquoi je m'en vais ? Je suis con... Ce serait tellement simple de me retourner et de dire "excuse-moi". Je déteste ma fierté ! C'est vrai, d'un côté je meurs d'envie de retourner la voir, mais d'un autre, elle a pas été sympa donc si je retourne la voir, j'aurais l'air bête... C'est à elle de venir me voir. Ouais, sauf que comme c'est une fille, bien sûr, elle le fera pas. Pourquoi c'est toujours aux mecs de faire le premier pas ?! Bref... Je vais la laisser patienter un peu et j'irais la voir... Plus tard. Nan, mais franchement, elle est insuportable cette fille ! Je ne comprends même pas pourquoi elle me plait ! Elle est pas incroyablement belle, elle a du piquant mais bon... Elle a pas de supers goûts, à part le rock bien sûr... Elle a pas l'air très sympa, même si elle a accepté de me donner de sa glace... En fait, quand j'y pense... C'est peut-être pas totallement sa faute... Peut-être qu'elle me prend encore pour un pervers ! Si c'est ça, elle est vraiment bête ! Tant pis pour elle. De toute façon, elle me manque déjà. Je suis con.

**********

Je marche lentement: je n'ai pas envie de m'éloigner de lui... Je pense qu'il est aussi bête que moi... Ou aussi fier... Au final, c'est pareil... Tant pis pour ma fierté: pour la première fois de ma vie je vais faire le premier pas ! Je me retourne brusquement vers lui.

- Attends !

Il se retourne étonné.

- Je ne pensais pas que tu m'appellerais...
- Je le coupe. Tu n'aurais pas pu m'appeller, tu n'avais pas mon numéro...
- Il sourit. S'il n'y a que ça pour te faire plaisir...

Il sort son portable et me fixe avec, je tourne légèrement la tête vers la droite (mon profil gauche est le meilleur) et lui fait mon plus beau sourire, trop contente qu'il me pardonne si rapidemment. J'entend le petit déclic qui m'indique que la photo a été prise et attrappe son portabe qu'il me lance. J'y inscris mon numéro de portable et lui renvoie. Un dernier regard, un dernier sourire et le voilà qui s'éloigne de nouveau. Moi aussi, il me faut rentrer... Je marche jusqu'à l'arrêt de bus et retourne dans ma maison. Je file dans ma chambre, pose mon portable sur ma table de nuit et me dirige vers la salle de bain. Tout en prenant ma douche, je pense à lui. Et lui ? Qu'est-ce qu'il fait en ce moment ? J'enfile ma chemise de nuit. Et lui ? Est-ce qu'il va se coucher ou est-ce qu'il compte faire la fête jusqu'à pas d'heure ? Je me glisse sous ma couette. Et lui ? Est-ce qu'il pense à moi ? Au moment de fermer les yeux, mon portable vibre. "Numéro inconnu: Bonne nuit ! :-)"

# Posté le vendredi 26 septembre 2008 16:23

Modifié le vendredi 06 février 2009 13:43